La caverne de Feelzenoize


Atelier vélo couché à Oloron!

Nous remercions notre sponsor decalothon.jpg sans qui rien n’aurait été possible

Un atelier vélo couché à Oloron, ça consiste en quoi? À réunir 6 volontaires de tous âges (18 à 74 ans en ce qui nous concerne!), de tous sexes et de toutes conditions, soudés dans un seul et même but: se construire de leurs petites menottes leur propre vélo couché, sous la supervision d’un grand gourou, as de la récup et du tirage d’affaire même dans les cas les plus désespérés, qui saura regonfler les pneus, et surtout le moral des troupes en cas d’incident imprévu (perceuse rétive, lame de scie explosive, disqueuse impulsive).

Pour te permettre à toi aussi, ami lecteur, de te fabriquer ce véritable bijou high tech, bourré des nanoparticules les plus récentes, voici un petit reportage photo qui t’indiquera les grandes étapes…

Il faut d’abord 2 vélos (en acier, ne commence pas à couper ton VTT en carbone!), l’un modèle « cadre bas », donc version femme, ceci afin de pouvoir installer l’assise le plus bas possible. Ceci est très important. Pour l’autre c’est moins important puisqu’on ne va garder qu’une partie du cadre: un tube et le pédalier.

On démonte complètement le cadre femme (câbles, guidon et potence, gardes boue etc…), et surtout le pédalier, qu’on doit désolidariser entièrement du cadre.

À la disqueuse, on décape la peinture sur toutes les parties qui vont devoir être soudées.Pour bien démarrer…

Pour le 2è vélo, on coupe le cadre afin de ne garder que le pédalier et environ 15 cm d’un des tubes qui en partent (qui servira à fixer le dérailleur du plateau)+ la totalité de l’autre tube (photo). Ce tube va être fixé sur le tube de direction par soudure. Pour bien le mettre en place, on peut y couper des petites « ailes », qu’on va riveter, comme ça on est sur qu’il ne bougera pas lors de la soudure. Attention aussi à la hauteur: il est conseillé de vérifier que la partie supérieure de la chaine, en alignant à l’oeil les pignons arrière avec le plateau, passe quelques cm au dessus de la fourche. Si ce n’est pas le cas il faudra faire une entaille dans la fourche pour que la chaine ait la place, et autant éviter ça si possible…Les “ailettes” rivetées

Il est aussi très fortement conseillé de souder des renforts entre le tube porte-pédalier et le tube de direction. On peut pour ça utiliser les petits tubes qui restent sur le cadre scié.Renforts soudés

Ensuite, l’assise, une des parties les plus délicates, puisqu’on a décidé d’utiliser du contreplaqué marine (en 4 mm), qu’on a plié et formé en versant dessus de l’eau bouillante. Mise en forme de l’assisePuis on fixe l’assise sur 2 morceaux de contreplaqué épais (14 mm) qui ont la même forme, et qui vont permettre de la fixer sur le cadre et de la solidifier. Partie délicate donc, puisqu’il faut être très précis dans ses découpes, le parallélisme, et la confection du gabarit… Mais les photos vous parleront sans doute mieux que mes explications…dsc_5671.jpgMise en place de l’assise

Fixation de l’assise: pour indication, on a fixé la partie inférieure de l’assise à environ 70 cm du sol. Il est évident que pour des questions d’équilibre et de confort celle ci doit être la plus basse possible. On perce d’abord 2 trous de 8 mm dans le cadre et la tige de selle, dans lesquels on place 2 tubes du même diamètre, lesquels tubes seront soudés. On doit ensuite utiliser 2 « pattes » en métal (pour rester dans la récup, on a utilisé des tronçons de tube de cadre qu’on a tapés au marteau jusqu’à ce qu’ils soient tout plats, puis pliés 2 fois à angle droit afin qu’ils s’insèrent parfaitement entre les 2 supports de l’assise), qui vont être solidarisées au cadre par une tige filetée qui passe dans les tubes (heuu, vous suivez encore?). On rivète ensuite l’assise aux 2 « pattes » (il ne faut pas que ça bouge!).dsc_5770.jpg

Dernière grosse partie: la direction. 2 options, au choix de chacun:

le plus « compliqué » à mettre en place, mais le plus esthétique et confortable ensuite, c’est le guidon en position inférieure (sous l’assise). Il est solidarisé au cadre par une tige filetée (perçage impressionnant!), et à la fourche de direction par une biellette (ici encore, on a utilisé un petit tube de cadre). Ici encore, la position doit être très précisément évaluée, afin que les bras ne soient pas trop tendus quand les mains tiendront les poignées!dsc_5859.jpg

2è possibilité: le guidon en position supérieure, plus « classique » donc. Avantage: plus simple (pas de gros perçage, utilisation du tube de direction). Inconvénient: encombrera plus la vision quand on roulera, peut être aussi plus fatiguant pour les bras? Bref, pour ça il faut laisser le guidon sur sa potence, dont on ne garde que le bas et le haut, lesquels sont fixés sur un tube plus long (le but étant d’allonger la hauteur du guidon afin que les genoux ne viennent pas y taper).dsc_5766.jpg

Voilà pour le plus gros! Ensuite on doit remonter la chaine (il faut environ 2,5 chaines de vélo classique par vélo), mettre un renvoi pour la partie inférieure (en téflon pour nous car on disposait de téflon, mais on peut utiliser une poulie crantée, qui diminuera sans doute les frottements), remonter les freins, les câbles de vitesse, et… couvrir l’assise (mousse + tissus étanche).dsc_5767.jpg

Voilà, bon courage si vous voulez vous y mettre, et bonne route ensuite!
Et pour la photo d’un vélo entièrement terminé, c’est pour bientôt (pour l’instant on essaie nos assises, avant de fixer définitivement mousse et tisu, bicause après ce sera trop tard!


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